Chroniques

Cette rubrique abrite un fouillis d’impressions, d’époques diverses, sur tout et n’importe quoi, l’actualité, un film, un paysage, une pièce de théâtre, un concert, un petit voyage, un article qui m’a plu, etc. Ni thème précis, ni régularité. Juste l’envie de mettre en forme une impression fugitive ou persistante.

2017

  • Victor Puiseux, 18. Crises en tous genres

    Cet avant-dernier chapitre relate trois crises : la première, politique et nationale, aboutit à l’établissement réussi de la République qui sert de fond de tableau aux dernières années de la vie de Victor. La deuxième touche Victor personnellement, au plan physique : son état de santé l’oblige à renoncer aux grandes courses en montagne. Et la troisième crise, non moins personnelle, est la tentation de Pierre d’entrer dans les ordres.
    Fonder et consolider la République
    J’ignore toujours le contenu des (...)

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  • Victor Puiseux, 17. Coup d’œil sur sa carrière

    Essai de bilan en forme de promenade
    Voici quelques précisions sur les espaces de ce monde de l’enseignement et de la recherche en mathématiques, astronomie, physique, qui a été celui de Victor Puiseux, dans la seconde moitié du XIXe siècle, une période charnière, entre l’approfondissement définitif et le fignolage, si j’ose dire, du monde newtonien, et l’ouverture vers les vertiges de l’espace/temps.
    En mathématiques, si je comprends bien, Victor Puiseux se situe sur le gond de cette porte qui tourne, (...)

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  • Victor Puiseux, 16. Des poumons en papier de soie

    Comme la jeune vierge héroïne de la légende russe que Stravinsky magnifiera des années plus tard dans Le Sacre du printemps, les deux filles Puiseux meurent chacune au printemps, à deux ans d’écart.
    Marie ouvre le bal
    Une lettre de Victor Puiseux à son sujet est conservée, elle date du 12 novembre 1871. Elle est adressée à Marie Wallon (1840-1904), sa cousine, entrée dans l’Ordre des Dames de la Visitation sous le nom de Sœur Thérèse de Sales ; c’est la fille aînée du premier mariage d’Henri Wallon (...)

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  • Victor Puiseux, 15. Les remous de la Guerre de 1870 1867-1871

    Le rituel des vacances
    Dans les trois années qui ont précédé la guerre - et nul ne se doutait qu’on vivait une « avant-guerre » - la famille a continué à passer ses vacances à la montagne. Elles sont plus ou moins résumées par André, le plus jeune de ses fils, dans un texte de 1913 (cf PDF infra) , où il évoque la beauté des paysages liée au souvenir de son père, avec pas mal d’émotion : « C’est à toi, mon père chéri, que vont mes pensées, quand sur les sommets, débordant d’enthousiasme, je me mets à parler (...)

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  • Victor Puiseux, 14. Terre et ciel

    La mort compagne de la vie
    La mort de Paul a dû désoler, profondément, durablement, la famille proche et plus éloignée.
    Elle me désole aussi, car après l’avoir privé de Laure, la mort se met à frapper Victor dans ses enfants, à lui enlever ce qu’il a construit avec elle et à travers qui elle demeurait vivante. Pierre et André se retrouveront seuls après 1874, comme dans ce nursery rhyme implacable, cette petite chanson enfantine des Ten little nigger boys qui disparaissent les uns après les autres . (...)

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  • Victor Puiseux, 13. Enfants, heurs et malheurs

    Cinq enfants
    De gauche à droite, Pierre, Marie, Paul, André, Louise. Ou, dit autrement, les trois fils forment l’arrière plan, Pierre debout, tout frisé, dans un habit de petit homme avec une redingote ouverte à pans arrondis, Paul, les cheveux bien ras, accoudé sur la balustrade du photographe, André assis sur cette balustrade, dans un petit costume genre dolman que portait les officiers des armées de la Guerre de Crimée. Devant leurs frères, dans leurs belles robes évasées, baleinées et brodées, (...)

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  • Victor Puiseux, 12. Paris et la famille en plein bouleversement

    Une époque à l’appétit d’ogre
    Dans la décennie 1850-1859, on a vu la carrière professionnelle de Victor Puiseux se construire comme malgré lui avec énormément de travail de recherche et d’enseignement, sans qu’il se prête aux magouilles si courantes dans le milieu universitaire, tout cela à grande allure.
    Parallèlement, sa vie de famille, toute fraîche, se déroule au galop dans les deux appartements - n°62 et 64 - que lui et sa famille occupent successivement rue de l’Ouest, dans un quartier heurté, (...)

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  • Victor Puiseux, 11. Maths et matheux des années 1850 Une carrière dans un virage

    Tout tourne dans les Années Cinquante et pas seulement dans la vie de Victor Puiseux (1820-1882). L’Europe vit intensément, assimile, détruit, reconstruit, le printemps des peuples est passé par là, la répression aussi. Pendant que l’économie et le profit prennent les rênes et que l’Europe se couvre de chemins de fer, de canaux, d’usines, de grands travaux, de grands magasins et de journaux, le Prince Président, Louis-Napoléon, prépare en sous-main et réussit le coup d’État qui, le 2 décembre 1851, (...)

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  • Victor Puiseux, 10. Laure Jannet

    « Une trop grande modestie »
    Plus j’avance dans la vie de Victor Puiseux, plus je me sens gênée de braquer ma petite lampe de poche sur cet homme si discret. Ma démarche est à l’encontre de ses pratiques et de ses vœux. Ses biographes officiels, ceux qui ont rédigé et lu des notices sur sa vie lors de son décès, soulignent à la fois sa discrétion, son intelligence, son opiniâtreté, sa bonté, son amour des êtres, des paysages et des difficultés, sa capacité à ne pas se laisser submerger par les deuils (...)

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  • Victor Puiseux, 9. Questions sur une pointe

    Tour d’horizon
    Je retrouve Victor sur la plus haute pointe du Pelvoux, le 9 août 1848 .
    Pour moi, atteinte d’un vertige affreux sur le moindre escabeau, résolument adepte de l’alpinisme devant les chaînes de télé genre Trek ou TV 8 Mont Blanc, mais toujours désireuse de « cadrer » Victor de l’extérieur, c’est moins la réussite d’une « première » et la date de l’ascension (le 9 août 1848), que l’année qui fait « tilt », 1848, et je profite de ce moment de solitude pour poser quelques questions.
    Lorsqu’il part (...)

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  • Messe en si mineur, J.-S. Bach, dir. Philippe Jordan Opéra Bastille, 14 février 2017

    Mardi 14 février 2017, je suis allée faire une expérience saisissante à Bastille, avec la Messe en si de Bach, dirigée par Philippe Jordan ; elle était jouée par l’orchestre et les chœurs de l’Opéra de Paris, bien sûr, et , donc, avec instruments modernes. Ce fut une soirée complètement surprenante, hyper-vitaminée, j’avais l’impression de ne l’avoir jamais rencontrée, jamais entendue ainsi !
    J’ai beaucoup aimé cette interprétation terriblement nouvelle, qui faisait entendre tout Bach, ses notes, ses lignes, (...)

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  • Victor Puiseux, 8. Le temps d’apprendre à vivre

    1841-1845 : Rennes
    Victor est nommé au Collège royal de Rennes . Il se trouve, curieusement, pour son premier poste, nommé dans cette ville de Bretagne où Louis-Victor lui-même a commencé sa carrière de receveur il y a trente-cinq ans. La ville a grandi, est passée de près de 30.000 à près de 40.000 habitants. Le Parlement de Bretagne est majestueux, ornement de la ville classique du XVIIIe, mais les bas-quartiers sont encore fréquemment inondés : à partir de 1841, on commence le creusement du canal (...)

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  • Victor Puiseux, 7. La conquête de l’Université

    Paris 1835
    Au moment de la mort de Louise, le 17 février 1835, Louis-Victor, en effet, est seul. Ses deux fils sont à Paris, chargés de conquérir l’espace social, par leur intelligence et leur travail.
    C’est le Paris d’avant Haussmann, serré dans ses barrières. Il y a encore pas mal de quartiers genre « vieux Paris », ses maisons irrégulières à pignons, ses petits métiers, ses poètes. C’est l’époque où Gérard de Nerval se prend d’une passion sans retour pour l’actrice Jenny Colon.
    Les rues étroites, les (...)

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  • Victor Puiseux, 6. Une enfance en Lorraine

    Longwy, 1823-1826
    En 1823, Louis-Victor, sa femme et leurs deux fils arrivent à Longwy (2500 h). La belle petite ville, fortifiée par Vauban, est ultra royaliste - ses habitants avaient été décrétés traîtres à la patrie par la Convention -. Napoléon Ier y passe en 1807 ou 1808 et commande un service à la Manufacture des Émaux et Faïences qui fait la réputation de la ville, installée dans l’ancien couvent des Carmes. À la Première Restauration, en 1814, Longwy a reçu en grande pompe le Duc de Berry, le (...)

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  • Victor Puiseux, 5. Lorsque l’enfant paraît.

    Louis-Victor (1783-1858), le deuxième des trois fils de Jean-Louis Puiseux, et que sa famille appelle curieusement Alexandre, est le père du mathématicien à la mémoire de qui je tente de fabriquer un cadre, une « atmosphère » à l’aide des générations qui l’ont précédé. Ce Louis-Victor, entre Jean-Baptiste, percepteur à Argenteuil, et Jean Baptiste Victor, qui fiche le camp à Cuba, fait une carrière de receveur des contributions indirectes.
    Le retour des contributions indirectes
    Pour tenter de comprendre un (...)

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  • Victor Puiseux, 4. Où l’on retrouve les « sorties d’Argenteuil »

    Parmi les trois fils de Marie-Madeleine Michel, veuve Puiseux, épouse en 2e noces de Jacques Laurent, et vivant à Argenteuil, deux attitudes, l’aîné ne « sort » pas, mais les deux autres, oui, et n’y reviendront pas, sauf en passant et brièvement. Deux options : carrément le Nouveau monde pour le 3e fils, au sens ancien et géographique, ou, plus discret le choix du monde nouveau, la participation à la mise en route de l’État, pour les deux premiers. Un point commun, les adieux à la vigne.
    Ne pas (...)

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  • Victor Puiseux, 3. Jacques Laurent

    Un personnage pour jeu de bonneteau
    Origine ? Jacques Laurent reste la grande énigme dans la famille Puiseux. Je me débats depuis quelques semaines dans les bribes de la légende, fondée sur les souvenirs de son petit-beau-fils Léon Puiseux (1815-1889), le frère aîné de Victor Puiseux. À la fois floue, élogieuse, porteuse d’erreurs évidentes, parfois précise et pleine de trous bizarres, la vie de Jacques Laurent selon Léon Puiseux, est faite d’évènements soit invérifiables, soit inconciliables. En (...)

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2016

  • Victor Puiseux, 2. La première sortie d’Argenteuil

    Une « sortie » en deux temps dans un monde instable
    Les légendes ont leurs variantes. Les archives, leurs lacunes. Les arbres généalogiques, leurs erreurs. Et moi, mes défauts, soit de mémoire, soit de méthode. Jusqu’à la semaine dernière, je croyais Jean-Louis Puiseux (1755 -1790) vigneron à Argenteuil, où il serait mort le 9 mars 1790, en manipulant des tonneaux qui l’auraient écrasé. Eh bien non. Cet évènement a eu lieu, mais pas à Argenteuil. En cherchant des témoignages auprès de ceux de ma (...)

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  • Victor Puiseux, 1. Une famille d’Argenteuil

    « M. Puiseux, membre de l’Institut, secrétaire de séance »
    Les Rapports de l’École pratique des Hautes Études ne sont pas bavards. Au-dessus des listes d’échanges internationaux ou de travaux savants examinés dans la Ière section, Mathématiques, on trouve juste le nom et la qualité de leur rédacteur. Sur le compte de l’homme qui les a faits, je sais très peu de choses. Dans ma famille, au niveau où je me trouve (4e génération), aucun objet, aucun récit, aucune lettre, ne m’est parvenu. Il était si peu (...)

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  • Paterson Un film de Jim Jarmusch

    Enfin un film !! Un film qui tienne compte de l’espace filmé, du temps filmé, du quotidien, de la vie, de la poésie du monde. Paterson est un pur Jarmusch, qui, avec presque rien, dit TOUT et au-delà.
    Dans la bouillie répugnante que touillent les Poutine, Trump et consorts, ayatollahs ou terroristes, armes et fric, on est si bien dans ce film qu’on voudrait qu’il dure des semaines, à suivre le quotidien d’Adam Driver, qui incarne un poète et conducteur de bus, nommé Paterson et vivant à Paterson, (...)

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  • Lohengrin, Richard Wagner Opéra de Paris, 2017

    Attention : Cette chronique porte ici une date volontairement fausse ; elle a été écrite, en réalité, le 26 janvier 2017. Je l’ai déplacée pour donner de l’unité au « biopic » que j’ai par la suite réalisé à propos de Victor Puiseux.
    Créé à Weimar en 1858, sous la direction de Franz Liszt, et sans la présence de l’auteur, qui était banni pour ses idées politiques jugées révolutionnaires, Lohengrin, opéra en trois actes, est à la fois romantique et touchant, et, musicalement, il est une étape marquante de (...)

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  • Alep et les deux François

    Ici, le ciel est magnifique, bleu, plus de vent, 86% de pollution ce matin avoué par Airparif. L’Ile-de-France est en forme de cœur blessé.
    Depuis des mois, Alep crève de faim, aujourd’hui de froid, arrosée de barils de chlore, de bombes russes. La ville est écrasée, bousillée, les hôpitaux ont été systématiquement visés et détruits. De quoi rendre fou. Aujourd’hui, je me dépêche, pendant que je respire mon cocktail de dioxyde d’azote, de particules fines (PM10) et d’ozone, de rendre les honneurs à (...)

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  • Tic-tac, activités et mutations

    Franchement, depuis l’élection de Trump, je suis déboussolée. Ce n’est pas que ça allait bien avant : il y avait déjà les amis qui ne vont pas bien, les océans qui se réchauffent et s’acidifient, la température du globe qui monte, les États qui crachent leurs fumées de charbon et leurs déchets nucléaires, le tic-tac des dosimètres portés par les ouvriers qui posent le nouveau sarcophage de Tchernobyl. Il y avait déjà les mouvements d’extrême-droite qui se poussaient du col, un peu partout en Europe et (...)

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  • Ta’ang Un film de Wang Bing, 2016

    Un nouveau film de Wang Bing
    Je suis une inconditionnelle du cinéma documentaire de Wang Bing, mais aujourd’hui, je sors perplexe de Ta’ang, film sur les ethnies « déplacées » à la frontière sino-birmane dans un conflit confus côté birman qui déborde au Yunnan, tourné dans les premiers mois de l’année 2015 : en fait, j’ai eu presque tout de suite envie de m’en aller, comme si je savais ce que j’allais voir et qu’en effet, je le voyais, sans que prenne cette sauce intime avec les personnes filmées et j’ai (...)

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  • Bob Dylan

    Je suis enchantée de la nouvelle : l’attribution du Prix Nobel de littérature à Bob Dylan.
    J’y reviendrai peut-être. Avec une photo, mais laquelle choisir, dans toute une vie. Celles où il est si jeune, celle où il est avec Ginsberg, avec Joan Baez, une plus récente, une actuelle, à voir... Dylan, c’est les yeux, mais aussi les oreilles, la tête, le coeur etc. À chacun son Bob Dylan. Merveilleusement multiple.
    Pour l’instant, c’est juste la joie de penser que dans notre monde rétréci par la haine, la (...)

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  • De Grozny à Alep

    Je veux juste signaler la magnifique émission de France Culture aujourd’hui, dans la 2e partie de la Grande Table.
    Il faut absolument écouter - écouter en rediff - Françoise Boucher-Saulnier, directrice juridique de Médecins sans Frontières. L’état qu’elle décrit de la Syrie actuelle et l’historique qu’elle fait à propos des droits de la guerre, des droits humanitaires et de l’histoire catastrophique de la Sécurité qui fait glisser les démocraties vers les états totalitaires, nous permettent de (...)

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  • Pause

    Après un été bien trop chaud pour mon goût, et donc abrutissant, me voilà entre deux opérations de la cataracte, peu disposée à écrire. Affaire de cristallin, que je double d’une affaire de rétine, et, comme tout le monde, cela présage un changement de lunettes. Je vis donc un temps pas très bon pour écrire, mais bon pour réfléchir, et notamment pour repenser à Michel Butor, dont j’ai appris la mort, le 24 août, avec une grande tristesse. Cet homme si fin, si sensible, si attentif aux autres, si doué pour (...)

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  • Un plat indigeste Toni Erdmann, de Maren Ade, 2016

    Toni Erdmann dure 2. h 45. C’est une histoire sur les méfaits de la société contemporaine, dont l’égoïsme avide et coincé distend les liens familiaux : la crise des générations entre une fille un peu trop mince qui travaille à Bucarest et son père, un peu trop gros, resté en Allemagne.
    Au début, j’ai parfois souri, j’étais encore fraîche et naïve, je me rappelais que ce film a fait un tabac à Cannes, qu’il avait failli avoir la Palme d’or (grands dieux !!) et donc, qu’il avait sans doute des atouts (...)

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  • Adieu l’Europe

    « À la mode de chez nous »
    Ras-le-bol des burkinis et de la querelle, exploitée jusqu’au ridicule et à l’écœurement, blancs battus en neige par une partie de la classe politique, autour des vêtements que l’on doit mettre ou ne pas mettre pour entrer dans l’eau ! Naguère on pourchassait les nudiste, maintenant, haro sur celles qui mettent des robes de bain longues.
    Dans tous les partis politiques, il se trouve un rigoriste de service, pour foncer dans le chiffon rouge de l’intégrisme d’en face, pour (...)

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  • Cris et chuchotements

    « Réalisations » en chaîne
    Les crime tragiques s’ajoutent les uns aux autres, crimes de masse, - le 14 juillet à Nice, le 13 novembre à Paris et Saint-Denis - et crimes très ciblés - Charlie, la policière de Montrouge, l’Hypercacher, le couple de policiers de Magnanville, le curé de St. Etienne-de-Rouvray - pour m’en tenir au territoire français sur un peu plus d’un an. Ailleurs c’est pareil (cf l’Allemagne) ou encore bien pire (Moyen-Orient). Aucun attentat ne ressemble tout à fait aux autres, les (...)

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  • Souriez, c’est l’été ?

    1. J’ai fini un livre magnifique : Bob Dylan - Une biographie, par François Bon (Aubier, 2007) Je croyais Bob Dylan éternellement jeune et, de ce fait, bien plus jeune que moi. Et puis, j’ai découvert que, au moment de sa naissance, j’étais une petite fille de huit ans et demi, vivant pendant la guerre dans le Jura, : nous avons donc un certain nombre d’années en commun, pour des vies radicalement différentes. Nous partageons un background, en somme. En le lisant, je retrouvais les Années (...)

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