Victor Puiseux, 19. « Je vous embrasse de tout cœur. »

Pierre se marie

Les cousines habituées à faire des mariages se sont mises en campagne pour que Pierre fonde un foyer, après avoir renoncé à se faire prêtre. La légende dit que, pour lui, c’est une cousine Alpy qui « a fait le mariage ». Henry Alpy (1849-1928) et sa femme Berthe habitent Paris, mais lui est originaire du Jura, apparenté aux Bouvet, une famille bourgeoise très aisée de Salins, qui a une confortable fortune acquise au fil du siècle dans des entreprises de transports, agrandies par l’exploitation du bois (scieries) et celle des salines de Poligny : les gisements de sel gemme et des sources salées chaudes nombreux dans la région ont donné leur nom aux villes de Salins et de Lons-le-Saunier.

Alfred Bouvet (1820-1900) [1], a trois enfants : d’un premier mariage avec Zoé Dumont, un garçon nommé Maurice à qui on destine les entreprises, et, nées d’un second mariage avec Esther Billet, deux charmantes filles, aussi jolies qu’intelligentes et cultivées Béatrice et Marguerite. La mère d’Esther Billet, Julie Alpy [2], a actionné ses cousins parisiens bien placés ; Henri Alpy est vice-président du Conseil général de la Seine où il pouvait fréquenter Léon Puiseux, lui-même inspecteur général du département de la Seine pour l’enseignement primaire. Les Alpy présentent donc Béatrice à Pierre, elle est, comme on dit, un excellent parti : 21 ans, (elle est née le 30 décembre 1861), charmante, et, toujours comme on dit, elle a « du bien » : entre autres, ses parents lui donnent en dot une belle propriété (venant des Billet) indivise avec sa sœur cadette Marguerite, située à Frontenay, un village qui s’étage sur le rebord du dernier plateau jurassien, au pied d’un château médiéval retapé à la Viollet-le-Duc, avec une vue immense sur la grande plaine de la Bresse. Lui, Pierre, est un jeune homme de 28 ans, sérieux, il a un peu coupé ses cheveux frisés, il a une carrière dans l’Université toute tracée.

A l’époque du mariage, célébré à Salins le 21 juin 1883, la propriété se compose de deux grosses maisons encore tout entourées de vignes, et qu’Alfred Bouvet s’efforce, avec succès, d’arrondir en rachetant les terres des villageois tout autour ou sur le plateau. Par rapport à l’austérité Puiseux et à leur intérêt très intellectuel, il y a chez les Bouvet un certain goût du luxe, mais qui reste de bon aloi : de part et d’autre, ce sont des gens « raisonnables », bons gestionnaires, ils sont les bons élèves du XIXe siècle, et les Bouvet ont pratiqué avec exactitude le « Enrichissez-vous » qui a échappé aux Puiseux. Victor doit leur sembler un peu bizarre, dans ses maths, ses astres et ses cheveux roux qui pâlissent, et Madame Bouvet n’aimera pas du tout, du tout, le frère de son gendre, André, qui est justement le chouchou de son père. Pierre leur semble très bien.

Le dernier été de Victor Puiseux

Victor Puiseux

Photo Eugène Pirou, domaine public

Victor s’est traîné tout l’hiver 1882-1883. Il a dû arrêter ses cours un moment. Il est allé à Nice se reposer chez André, qui y était astronome adjoint.

Dans cet été 1883, pas question de séjours en montagne. Il y a d’abord eu le mariage de Pierre et Béatrice, dans le Jura et sans doute pour eux un début de lune de miel à Frontenay. On retrouve les jeunes mariés passant quelques jours à partir du 9 août aux Petites Dalles chez les cousins Wallon.

Après ces quelques jours, sans doute repassent-ils par Paris et repartent-ils pour Frontenay avec Victor.

Est-il plus ou moins malade en quittant Paris ? Ou simplement fatigué de vivre, ayant fait son devoir, ayant passé la main, pour la famille comme pour les Alpes ?

Il arrive après le 15 août dans la grosse et agréable maison dévolue à Béatrice (celle de droite sur la photo) qui a dû lui rappeler, par les vignes aux alentours, proches du temps des vendanges, le paysage de son enfance à Thiaucourt, les vacances d’autrefois. La famille Bouvet, la tante Angéline Billet, les cousins Cantenot, occupent beaucoup l’espace, réel et sonore.

La lumière de septembre, un peu brumeuse, adoucit les horizons, dore un peu les vignes et les lointains. Victor Puiseux a peut-être eu le temps de voir pointer des colchiques dans l’herbe des prés, ou, qui sait, d’aller y récolter les champignons rosés des prés, qu’on appelait, à tort, des mousserons.

Il meurt le 9 septembre, l’histoire ne dit pas de quoi. Ni comment. Ni rien.
Paul Wallon (1845-1918), un fils d’Henri, note ce dimanche-là : Mort de mon cousin Victor Puiseux à Frontenay (Jura) dans la famille de la femme de son fils Pierre.

Frontenay, les 2 maisons Bouvet

album de famille

Maintenant, il faut mettre fin à son histoire.

D’abord, sa carrière : il aura Félix Tisserand pour successeur à la chaire de la Sorbonne. Et à l’Académie des sciences, son fauteuil sera occupé par Gaston Darboux (1842-1917) élu en mars 1884. Des discours, des éloges (cf PDF joints).

Et voici l’esquisse de la vie des deux fils.

Pierre

Pierre aura une belle et régulière carrière de mathématicien et d’astronome, il sera célèbre pour avoir pris les premières grandes photographies de la Lune avec Maurice Lœwy, directeur de l’Observatoire, il voyagera aussi pour son boulot, aux Antilles, aux États-Unis. Avec sa charmante jeune femme, il aura six enfants, tous en bonne santé, et aucun, en tout cas, ne mourra avant lui [3], Marie-Louise, née en 1884, Victor, né en 1887, Madeleine, née en décembre 1888, Robert, né en 1892, Marguerite-Marie, née en 1894, Olivier né en 1899. Il mènera une vie exemplaire de savant, alpiniste acharné, catholique. D’une certaine façon, tout le portrait de son père, le tragique en moins. Tous ses enfants se marieront et lui donneront à leur tour des légions de petit-enfants.

Colchique d’automne

wikipedia

Il meurt à Frontenay, le 28 septembre 1928, tué par la polyarthrite évolutive déclarée depuis bien longtemps, quarante-cinq ans après son père, au même moment où les vendanges commencent, et où les colchiques montrent leur nez dans les prés, juste avant les champignons. Béatrice lui survivre encore trente-cinq ans, et mourra à 101 ans dans leur petit hôtel particulier qu’ils avaient acheté dans ce qui allait s’appeler la rue Le Verrier (la vie a de ces tours !). Elle, je l’ai bien connue. Dans cette famille, il y aura pleins de réussites et aussi, pas mal d’écarts à la norme. C’est une autre histoire.

Gunneras

wikipedia

Les travaux autour de la maison Bouvet [4] vont la transformer et l’embellir, dans le style anglais : les vignes seront repoussées au-delà des murs de clôture, remplacées par un très joli parc à l’anglaise, des quantités d’arbres, exotiques ou non, des mûriers, des touffes de gunneras avec leurs grandes feuilles, on a fait creuser un bassin, qui avait une île avec un saule pleureur, un vaste potager avec une serre, une cressonnière, des quantités de fleurs, dahlias, delphiniums, capucines etc., réparties dans des parterres bordés de buis, une glacière enterrée sous une petite colline artificielle, une grande orangerie, et, plus tard encore, un tennis, bref tout une « nature » de luxe assez dorée sur tranche que Victor n’a pas connue mais dont Pierre a profité au fil des ans, sans cesser d’aller faire jusqu’en 1913, des courses en montagne, au désespoir de sa belle-mère.

André

Difficile de tracer le sort d’André aussi clairement. Il est mort en 1931, trois ans après Pierre. Chez ma grand-mère Puiseux (la femme de Pierre), on n’en parlait pas, ou juste pour en dire du mal. Les grands cousins, qui l’avaient connu, se moquaient de ce qu’à 29 ans, il avait épousé Adèle Ailloud (1850-1926), une fraîche veuve de 37 ans, une femme de plus de huit ans son aînée. Ils parlaient avec des rires méchants de la Veuve Crochet ! Adèle Ailloud-Puiseux avait été mariée, en effet, à Paul Crochet, un industriel qui avait dans l’Ain des carrières de plâtre et de gypse - l’entreprise avait même exposé un bénitier de gypse sculpté à la fameuse Exposition Universelle de 1867- ! Les Puiseux avaient connu Adèle à la montagne, par son beau-père : Amédée Crochet [5], le père de Paul, était en effet, un alpiniste amateur et fanatique. De son mariage avec Paul Crochet, Adèle avait un enfant, qui ne travaillait pas bien en classe et lorsque Paul Crochet meurt en 1886, les affaires des carrières n’étaient pas brillantes : deux graves défauts aux yeux de la prospère famille Bouvet et dans une mesure moindre, de la brillance intellectuelle des Puiseux-Jannet-Wallon. Ma grand-mère disait d’André d’un air dédaigneux : « Il a travaillé au Gaz », et on pouvait croire, à son ton, qu’il avait relevé des compteurs dans des escaliers de service de Lyon. Il a fallu que je m’occupe de Victor pour apprendre qu’André avait fait Polytechnique, que, sorti dans le rang d’officier d’artillerie, il avait aussitôt renoncé à l’armée et trouvé rapidement un poste comme astronome adjoint à l’Observatoire de Nice. Il ira à Souhag, en Égypte, suivre l’éclipse totale de soleil du 17 mai 1882.

Souhag, expédition de l’Observatoire de Nice 1882

Marc Heller © Observatoire de la Côte d'Azur

Après la mort de son père, sa carrière se trouble davantage.
Nommé, le Ier janvier 1884, comme adjoint à la Faculté des sciences de Paris, dans un laboratoire de physique, il démissionne dès le 29 février 1884, et il a abandonné la recherche, les sciences et les astres, pour devenir ingénieur dans une usine de galvanisation de fer, selon le Dictionnaire des astronomes français. Plus tard il entre comme ingénieur à la brillante Compagnie du Gaz de Lyon. Allons bon, c’était « un instable » ! Ma grand-mère à mot couvert suggérait qu’il faisait des dettes de jeu de-ci de-là et un fils de Pierre, son filleul, devenu un brillant industriel, en a payé en effet. Je pense, d’après ses textes d’ Où le Père a passé, qu’il aimait plus la vie que les principes. Il avait peut-être hérité d’un brin du caractère enjoué de son grand-père Louis-Victor qui rebondissait toujours.

Sophie Jannet, souvent invitée à Frontenay chez Pierre et Béatrice après la mort de Victor, était choquée de l’attitude dédaigneuse, orchestrée par Madame Bouvet, à l’égard d’André ; Sophie, comme Victor, a beaucoup aimé ce petit dernier si drôle et joyeux ; elle écrit à Pierre les 8 et 9 septembre 1888 [6] :
Je t’envoie la lettre que je reçois de ton frère. (...) J’ai cru deviner qu’Adèle avait le désir de passer l’hiver dans une ville [7] afin que son fils pût suivre les cours d’un lycée. Il n’y a qu’une difficulté, c’est que le séjour dans une ville, une double installation, ne serait pas du tout en rapport avec leurs ressources pécuniaires [8], et pour achever ma pensée je dirais que le sujet pour lequel on ferait des sacrifices ne promet pas d’être un garçon sérieux et travailleur qui saurait se tirer d’affaire avec l’appoint d’une bonne instruction. Je ne veux cependant pas emplir toute ma lettre des tristes réflexions qui m’assiègent toujours à propos de mon pauvre André ! Il se trouve du reste toujours très heureux mettant toujours de côté toute prévision fâcheuse, aimant tendrement sa femme qui le lui rend bien. Que Dieu lui vienne en aide. Comment ne pas abandonner à cet espoir le fils chéri de Victor, cet admirable chrétien.
(...) Tu verras qu’il réserve son voyage du Hâvre pour nous voir à Paris dès notre retour, ce qui me fait un très grand plaisir. Je ne voudrais pas, à vrai dire, qu’il vienne nous voir ici. Personne ne me demande jamais de ses nouvelles. C’est comme s’il n’existait pas. Cette attitude de cette bonne famille Bouvet m’est d’autant plus pénible que je crois deviner d’où elle vient. Mais n’appuyons pas là-dessus, il n’y a qu’à montrer par notre manière d’être avec la femme d’André, qu’elle est devenue des nôtres.

La lettre de Sophie est sans ambiguïté, les Bouvet font la gueule à Adèle Puiseux. Ils la feront toujours. Elle est triplement hors norme à leurs yeux si fortement normatifs, trop âgée (elle a 37 ans et André 29, lors de leur mariage), héritière d’affaires mal conduites, et nantie d’un fils ni « sérieux (ni) travailleur ». Mais enfin, ils s’aimaient, et c’était une grande chance pour André, qui avait trinqué, enfant, au milieu de tant de deuils. Il a été un homme un peu déboussolé dans un siècle et une famille qui se croyaient bardés de boussoles. Avec Adèle, ils n’auront pas d’enfant.

Mémoire

Quoi qu’il en soit, la descendance de Pierre a édifié à son géniteur un monument immense d’amour et de respect, certes mérité, le parant de toutes les qualités, gommant ses quelques erreurs [9]. André n’a pas résisté à cette hagiographie envahissante, et même Victor en a été fortement effacé.

C’est difficile de quitter quelqu’un qu’on aime : c’est ce qui m’arrive.
À la fin du « biopic » que j’ai consacré à Victor Puiseux, je mets quelques PDF en documentation et je boucle rapidement : il ne faut pas traîner sur les adieux.

Car je me suis attachée à lui, à cet homme si intelligent, si fin, si gentil, si discret, qui a dû quitter tant d’attachements au cours de sa vie, vu briser tant de liens et d’amours, de la mort de sa mère Louise Neveux à la disparition de ses enfants, et à l’abandon de la montagne, sans compter les atteintes secrètes qui me resteront inconnues. Je l’ai suivi partout où j’ai pu. J’ai essayé, pour le décaper d’une gangue de non-souvenirs, d’offrir à ce timide que la vie a tant blessé, des miroirs, des cadres, des reflets chaleureux.
D’abord brillant et inventif, mais déjà timide et modeste, je l’ai vu heureux sur les montagnes de Norvège avec Saint-Hilaire ou solitaire sur la pointe du Pelvoux, puis, il a rencontré Laure Jannet, et j’ai dû ensuite constater, décrire, tous les coups qu’il a reçus et que j’aurais tant voulu lui éviter. J’admire son courage, son énergie, son cramponnement [10] à la vie, à la nécessité de vivre en grande partie pour les autres, élèves, collègues, enfants bien entendu.

Je reste aussi vraiment très contente d’avoir croisé le souvenir de sa belle-mère, mon aïeule, Sophie Jannet, qui est finalement l’affection féminine la plus durablement tendre de sa vie, elle ne l’a pas quitté. Il forme avec elle le vrai couple de sa vie. Elle n’était que de neuf ans son aînée, et elle est morte plusieurs années après lui, le Ier janvier 1892, ayant eu le temps de se faire aimer par les deux premiers petits-enfants que Victor n’a pas connus, Marie-Louise et Victor, les deux aînés, se souvenaient fort bien d’elle et de sa gaieté.

Je n’ai toujours rien compris et ne comprendrai jamais rien à ce qu’il faisait en mathématiques, de très haute volée, et je reste étonnée de ce que, si intelligent, il ait cru avec passion - celle qu’il mettait dans tout ce qu’il faisait -, à ce que je considère comme des mythes chrétiens qu’il a transmis avec respect à sa proche famille. Camille Flammarion disait, parlant de son contemporain et ami l’abbé Moigno, que, chez ce savant abbé, mathématicien comme Victor, il semblait qu’il y ait « deux cerveaux », l’un qui raisonnait pour l’univers où nous travaillons et vivons (celui que Victor analysait), et l’autre hors raison, dans l’univers de ses croyances. Je pourrais dire la même chose en parlant de Victor Puiseux, une sorte de structure un peu schizophrénique.

Avant-hier, je suis allée écouter la 2e Symphonie de Gustav Mahler, dite « Résurrection », à la Philharmonie : composée peu de temps après la mort de Victor - entre 1886 et 1894 -, elle m’a semblé plus gigantesque, émouvante et éblouissante que jamais ; je pensais à Victor sans arrêt, et surtout vers la fin, sur les paroles du poème de Klopstock, - ce poète qui émouvait si fort Werther parce que Charlotte l’aimait, Sie sagt Klopstock.. - , chantées par deux voix féminines (alto et soprano) :

Ô douleur, toi qui imprègnes tout !
Me voici délivré de toi !
Ô mort toujours victorieuse,
Te voici maintenant vaincue !

Avec les ailes que j’ai conquises,
Dans un brûlant élan d’amour,
Je m’envole vers la lumière
Que nul regard n’a pénétré !

Plus simplement, je salue mon arrière-grand-père, en terminant, comme lui-même terminait ses lettres à Sophie Jannet : Je vous embrasse de tout cœur.

La mort d’Arthur, Edward Burne-Jones

wikipedia

Sans mon cousin Antoine Schombourger, sans ma cousine Monique Durin, mon cousin François Corpet, ma sœur Paule Ragot et le site de mes cousins Wallon, je n’aurais pas retrouvé les éléments voulus pour composer ce récit sur la vie de Victor Puiseux. Je les remercie donc tous infiniment.

Notes

[1Alfred Bouvet est un homme d’affaires éclairé, il a notamment favorisé les débuts de la carrière de Gustave Courbet, cf doc. joint.

[2Julie Alpy (1797-1884), avait épousé Laurent Billet, elle en a eu six enfants, dont Esther Billet, deuxième femme d’Alfred Bouvet. Une autre de ses filles avait épousé Georges Cantenot, et tous les cousins jurassiens ont fréquenté Frontenay pendant des années.

[3J’exagère, Béatrice accouchera deux fois de garçons qui ne vivront pas, elle a donc été huit fois enceinte.

[4cf Rose-Anne Aussedat, Histoire de la propriété Bouvet à Frontenay, du XIXe siècle à nos jours, Livres I, II, III., sd, sl, déposés aux Archives départementales du Jura et dont je possède un exemplaire donné par ma cousine qui en est l’auteur, ouvrage dont provient la photo jointe supra.

[5On le trouve en effet accompagnant Pierre, André et leur père en 1877, dans Où le Père a passé et dans l’ouvrage de Benoît Rousseau.

[6Il se trouve que c’est le cinquième anniversaire de la mort de Victor Puiseux.

[7Sans doute sont-ils pour l’été de leur mariage, dans la propriété des Crochet à Châtillon-en-Michaille (Ain) dans la vallée de la Valserine, à moins qu’il n’envisage peut-être de reprendre la fameuse carrière de gypse note ajoutée par HP.

[8Il est encore astronome à Nice.

[9Par exemple, il a été l’un des rarissimes intellectuels anti-dreyfusard, contrairement aux Wallon et ma grand-mère d’ailleurs déplorait qu’ils aient fait, elle et lui, cette grande erreur de jugement.

[10Louis Boutan, leur ami originaire de Lectoure, devenu biologiste et naturaliste, a découvert en 1893, sur les bords du lac de Houleh, dans le bassin du Jourdain, une espèce nouvelle de gecko, ces lézards pourvus de quatre petits pieds dont les coussinets forment ventouses et leur permettent de grimper audacieusement sur les parois verticales : en l’honneur de Victor, il l’a baptisée ptyodactylus puiseuxi.


Documents

B. Baillaud. Victor et Pierre Puiseux

PDF – 1.3 Mo

F. Tisserand, notice nécrologique de Victor Puiseux

PDF – 1.2 Mo

J. Bertrand, Éloge funèbre de Victor Puiseux

PDF – 824.8 ko

Où le Père a passé, tables des matières,T.I et II

PDF – 368 ko

Brice Leibundgut. Alfred Bouvet, mécène de Gustave Courbet

PDF – 1008.6 ko