Attachement

6 articles

  • L’Amour au fil de février Voir/ne pas voir

    En février, finalement, tout ce que j’ai vu m’a parlé de l’amour, de ses formes, de ses déformations, de ses erreurs, avec ses cailloux éclatants qui vous égarent dans les carrefours et les impasses. Capriccio et Richard III font partie du lot.
    Je suis allée deux fois voir des œuvres anglaises baroques aux Gémeaux à Sceaux. La première fois, c’était pour le Conte d’Hiver de Shakespeare. On connaît le sujet : les ravages de la jalousie imaginée, imaginaire, avec sa cruauté bornée et destructrice. Je n’en ai (...)

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  • The Assassin Hou Hsiao-Hsien, Taïwan, 2015

    Pour aller vite, je pourrais dire que The Assassin est un « film de sabre » : Shu Qi qui incarne l’héroïne du film, a tourné dans des dizaines de films à Hong Kong ou Taïwan qui appartiennent à ce genre - que j’adore -, mais un film de sabre pour intellos, car Hou Hsiao-Hsien n’est pas Jackie Chan, on n’est pas chez les gangsters, mais chez un seigneur du temps des Tang. The Assassin, comme toute l’œuvre de Hou Hsiao-Hsien, parle du temps et place le spectateur dans une relation profonde, intime et (...)

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  • Victor Puiseux, 10. Laure Jannet

    « Une trop grande modestie »
    Plus j’avance dans la vie de Victor Puiseux, plus je me sens gênée de braquer ma petite lampe de poche sur cet homme si discret. Ma démarche est à l’encontre de ses pratiques et de ses vœux. Ses biographes officiels, ceux qui ont rédigé et lu des notices sur sa vie lors de son décès, soulignent à la fois sa discrétion, son intelligence, son opiniâtreté, sa bonté, son amour des êtres, des paysages et des difficultés, sa capacité à ne pas se laisser submerger par les deuils (...)

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  • Victor Puiseux, 12. Paris et la famille en plein bouleversement

    Une époque à l’appétit d’ogre
    Dans la décennie 1850-1859, on a vu la carrière professionnelle de Victor Puiseux se construire comme malgré lui avec énormément de travail de recherche et d’enseignement, sans qu’il se prête aux magouilles si courantes dans le milieu universitaire, tout cela à grande allure.
    Parallèlement, sa vie de famille, toute fraîche, se déroule au galop dans les deux appartements - n°62 et 64 - que lui et sa famille occupent successivement rue de l’Ouest, dans un quartier heurté, (...)

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  • Victor Puiseux, 14. Terre et ciel

    La mort compagne de la vie
    La mort de Paul a dû désoler, profondément, durablement, la famille proche et plus éloignée.
    Elle me désole aussi, car après l’avoir privé de Laure, la mort se met à frapper Victor dans ses enfants, à lui enlever ce qu’il a construit avec elle et à travers qui elle demeurait vivante. Pierre et André se retrouveront seuls après 1874, comme dans ce nursery rhyme implacable, cette petite chanson enfantine des Ten little nigger boys qui disparaissent les uns après les autres . (...)

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  • Victor Puiseux, 19. « Je vous embrasse de tout cœur. »

    Pierre se marie
    Les cousines habituées à faire des mariages se sont mises en campagne pour que Pierre fonde un foyer, après avoir renoncé à se faire prêtre. La légende dit que, pour lui, c’est une cousine Alpy qui « a fait le mariage ». Henry Alpy (1849-1928) et sa femme Berthe habitent Paris, mais lui est originaire du Jura, apparenté aux Bouvet, une famille bourgeoise très aisée de Salins, qui a une confortable fortune acquise au fil du siècle dans des entreprises de transports, agrandies par (...)

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