Opéra

32 articles

  • Retour d’orgie 2 Salomé / Fidelio

    La musique ne se raconte pas, ça s’entend, ça se vit. Je donne ici juste quelques indications et rappels de mise en scène qui m’ont plu à l’Opéra de Vienne.
    Salomé, le 8 juin 2015
    Salomé, la machine fatale du désir contrarié, construite par Richard Strauss de manière étourdissante et sans faille, crescendo, s’est déroulée pendant 1 heure 50, dans une mise en scène sobre, et un décor où la grille du cachot souterrain de Jochanaan ( magnifique Wolfgang Koch) occupait le premier plan d’un palais (...)

    Lire la suite

  • Vienne-Budapest Quelques photos prises du train

    Voici un mini-album de photos prises du train qui nous a menés de Vienne à Budapest. Banales. En les prenant, je pensais (en toute modestie et sans doute plus de hasard) à des photos de François Maspero prises au cours de son voyage des Balkans, le quotidien, pas l’exotique, paysages qui disent à la fois beaucoup et rien. Qui sont juste là. Nous passons trop vite.
    À Vienne, le train partait de la Westbahnhof (la Gare de l’Ouest), claire et fonctionnelle comme un aéroport, contrôles et tracasseries (...)

    Lire la suite

  • Retour d’orgie 3 Le Ring au Festival de Budapest 11, 12, 13 et 14 juin 2015

    Le seul soir où nous n’avions pas d’opéra, le mercredi 10 juin, on s’en est offert un autre - pour un autre sens, le goût -, dans un bar à vin du vieux quartier juif : le vin de Hongrie, rouge, déployé comme une partition difficile à analyser tant elle était riche, élaborée, presque infinie pour certains éléments, nous a charmés et nous a mis en condition pour attaquer le gros morceau du voyage, L’Anneau du Nibelung, Der Ring des Nibelungen, le Ring, der Ring, ce petit mot qui allait sonner si fort, si (...)

    Lire la suite

  • Rattrapage express

    Ma « rentrée » parisienne en trente lignes. Avec retard. Juste quelques éclats, histoire de reprendre un peu la main avant de foncer dans le dur du Festival d’Automne.
    De la musique surtout. Les plaisirs de septembre, à la Philharmonnie ; comment dire Andris Nelsons arrivant presque en courant, si jeune, heureux, dynamique, à la tête du Boston Symphony Orchestra, pour bisser la dernière partie, enthousiasmante, de la splendide symphonie n°10 de Chostakovitch ; la surprise de trouver un petit motif (...)

    Lire la suite

  • Moïse et Aaron, Arnold Schönberg Mise en scène de Romeo Castellucci à l’Opéra de Paris, Bastille

    En 2014, dans Go down, Moses ! Romeo Castellucci avait fait naître Moïse dans les toilettes d’un restaurant italien très contemporain, bébé clandestin chargé - pressenti comme tel par sa mère internée, après l’accouchement, dans une sorte d’asile médical - de conduire hors du pouvoir de Pharaon le peuple d’Israel, déporté en Égypte et réduit en esclavage, fantasmatique et désolé. Castellucci retrouve son personnage cette année dans Moses und Aron, l’opéra inachevé de Schönberg, sans sa mère, mais avec son (...)

    Lire la suite

  • Capriccio, Richard Strauss Opéra de Paris

    La soirée d’hier à Garnier (25 janvier) était bien décevante. La mise en scène de Robert Carsen pour Capriccio date de plusieurs années, elle est toute en redondance - l’opéra dans l’opéra, les coulisses dans les coulisses, les colonnes et les ors tarabiscotés de Garnier dans les colonnes et les ors tarabiscotés de Garnier, la fiction dans la fiction - et elle répète à satiété l’idée que Richard Strauss a esquissée dans le livret mais non dans la partition qui est un merveilleuse cnstruction sur l’histoire (...)

    Lire la suite