Pouvoir

14 articles

  • Diego Velazquez, 1599-1660 Grand Palais, Paris

    Velazquez fait partie de ces peintres dont l’évidence est absolue. Il a vécu en même temps que Rubens, Poussin, Claude Gellée, une époque intense, dans cette Europe où le voyage en Italie constituait déjà, toujours et encore, le centre d’attraction et d’apprentissage de la lumière, qui au XVIIe siècle, fait la peinture.
    Une faille invisible
    Ses personnages, d’abord, s’imposent, ils remplissent le cadre, avec leur corps et leurs vêtements raidis par le pouvoir qu’ils possèdent, de droit, de naissance, (...)

    Lire la suite

  • Fragments d’une histoire, un film de Jean-Louis Comolli, 2014 Une histoire d’yeux

    « Du passé NE FAISONS PAS table rase »
    C’est sous le signe de cette phrase - majuscules comprises - que, le 12 avril, j’ai eu le plaisir d’aller voir le dernier film de Jean-Louis Comolli, aux Ateliers Varan, dans le cadre d’un de leurs « dimanches ».
    Les Ateliers Varan - structure associative vouée à l’enseignement du cinéma documentaire, pratique et réflexions théoriques - , évoquent et témoignent des temps (presque) disparus : dans la cour d’un ancien atelier à la belle architecture de briques (...)

    Lire la suite

  • Les actualités cinématographiques allemandes, 1918-1933. Inventaire et Analyse. Présentation de soutenance

    I. Le choix d’un terrain
    Dans l’hiver 1971-1972, Marc Ferro m’a proposé de travailler dans l’Équipe de recherche « Cinéma et Histoire » qu’il anime à l’EHESS à la constitution d’un fichier de documents d’actaulités cinémaatographiques. J’ai accepté aussitôt. L’idée d’inventaire m’a plu d’emblée, d’abord par son côté pratique et utile, d’autre part parce qu’un inventaire me semblait présenter un champ de recherche assez précis et délimité pour un doctorat de 3e cycle, mais suffisamment ouvert pour permettre un travail (...)

    Lire la suite

  • Retour d’orgie 3 Le Ring au Festival de Budapest 11, 12, 13 et 14 juin 2015

    Le seul soir où nous n’avions pas d’opéra, le mercredi 10 juin, on s’en est offert un autre - pour un autre sens, le goût -, dans un bar à vin du vieux quartier juif : le vin de Hongrie, rouge, déployé comme une partition difficile à analyser tant elle était riche, élaborée, presque infinie pour certains éléments, nous a charmés et nous a mis en condition pour attaquer le gros morceau du voyage, L’Anneau du Nibelung, Der Ring des Nibelungen, le Ring, der Ring, ce petit mot qui allait sonner si fort, si (...)

    Lire la suite