Amour

39 articles

  • Retour d’orgie 2 Salomé / Fidelio

    La musique ne se raconte pas, ça s’entend, ça se vit. Je donne ici juste quelques indications et rappels de mise en scène qui m’ont plu à l’Opéra de Vienne.
    Salomé, le 8 juin 2015
    Salomé, la machine fatale du désir contrarié, construite par Richard Strauss de manière étourdissante et sans faille, crescendo, s’est déroulée pendant 1 heure 50, dans une mise en scène sobre, et un décor où la grille du cachot souterrain de Jochanaan ( magnifique Wolfgang Koch) occupait le premier plan d’un palais (...)

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  • Retour d’orgie 3 Le Ring au Festival de Budapest 11, 12, 13 et 14 juin 2015

    Le seul soir où nous n’avions pas d’opéra, le mercredi 10 juin, on s’en est offert un autre - pour un autre sens, le goût -, dans un bar à vin du vieux quartier juif : le vin de Hongrie, rouge, déployé comme une partition difficile à analyser tant elle était riche, élaborée, presque infinie pour certains éléments, nous a charmés et nous a mis en condition pour attaquer le gros morceau du voyage, L’Anneau du Nibelung, Der Ring des Nibelungen, le Ring, der Ring, ce petit mot qui allait sonner si fort, si (...)

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  • Espaces baltes 4. La Lettonie : Rundale

    Gregory nous avait présenté l’histoire du château de Rundale, résidence d’été des ducs de Courlande, qui possédaient nombre d’autres demeures que nous ne visiterions pas. J’aurais aimé voir, en entendant Gregory l’évoquer, le palais de Mitau (aujourd’hui Jelgava), où Louis XVIII s’est réfugié par deux fois, ayant demandé protection au tsar Paul Ier. Lors de son premier séjour à Mitau, en 1799, il a fait célébrer le mariage des enfants de ses deux frères, Marie-Thérèse, fille de Louis XVI, rescapée du Temple, (...)

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  • Espaces baltes 5. L’Estonie et Réflexions en vrac

    Le but de mon voyage, Klaipeda/Memel, était derrière moi : je lui avais trouvé sa place, devenue historique.
    J’avais encore deux pays à visiter avec beaucoup de curiosité et un tout petit bagage d’images ou de lectures, pièces de meccano sombres, violentes, noires et blanches, récits inspirés de la réalité : elles s’accrochaient plutôt mal que bien, en fait, avec les pays que nous visitions sous la conduite distrayante et experte de Gregory, notre guide, à la fois musicien, conteur, historien, 31 (...)

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  • Richard III Théâtre de l’Odéon, Mise en scène de Thomas Jolly

    J’étais hier soir, 23 janvier, à l’Odéon pour voir Thomas Jolly dans le rôle-titre de Richard III, l’une des plus célèbres pièces de Shakespeare, la plus fréquemment montée, qu’il a mise en scène et créée à Renne, puis jouée à Avignon, en 2015.
    J’avais aimé à la folie cette immense pièce d’Henry VI, montée par Thomas Jolly et sa troupe, La Picccola Familia, vue à Sceaux, en deux fois huit heures, sur deux ans, un spectacle éblouissant. Richard III en est la suite exacte, on retrouve les personnages d’Henry VI, du (...)

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  • L’Amour au fil de février Voir/ne pas voir

    En février, finalement, tout ce que j’ai vu m’a parlé de l’amour, de ses formes, de ses déformations, de ses erreurs, avec ses cailloux éclatants qui vous égarent dans les carrefours et les impasses. Capriccio et Richard III font partie du lot.
    Je suis allée deux fois voir des œuvres anglaises baroques aux Gémeaux à Sceaux. La première fois, c’était pour le Conte d’Hiver de Shakespeare. On connaît le sujet : les ravages de la jalousie imaginée, imaginaire, avec sa cruauté bornée et destructrice. Je n’en ai (...)

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