Coronavirus

50 articles

  • Colin-maillard Chronique d’un printemps 32

    Paris, mercredi 15 avril 2020
    À la radio, comme chaque matin, la méfiance règne dans les questions et les réponses des journalistes et de leurs invités, sur les mesures prévues, les prés étaient, comme toujours, plus verts ailleurs, et c’est sans doute dur à supporter, cette méfiance généralisée.
    Hier, en début de soirée, radios et télés nous prédisaient à tire-larigot que nous, les vieux, les plus de 70 ans , le 11 mai, non, ce n’était pas pour nous et que nous vivrions ainsi pour très, très longtemps, en (...)

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  • Je soupire après vous Chronique d’un printemps 33

    Paris, jeudi 16 avril 2020
    La torpeur du confinement se fendille de quelques espoirs. On parle même de la réouverture possible des salons de coiffure après le 11 mai. Ce n’est pas un vœu futile, c’est capital de récupérer une allure. Coiffeurs, librairies, fleuristes, parcs, cafés, etc., je soupire après vous. Que les grognons ne disent pas que c’est uniquement pour relancer l’économie, moi, je veux relancer mon moral et celui de la famille et des amis, eux que je veux voir bientôt.
    Aujourd’hui, les (...)

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  • Le lendemain, elle était souriante Chronique d’un printemps 34

    Paris, vendredi 17 avril 2020
    Sous le ciel si pur pour une bien triste raison, l’atmosphère générale est empoisonnée par les infos innombrables, les « live », les forums et autres rencontres. J’ai beau les fuir, je les sens autour de moi.
    Feuilleton d’une crise vertigineuse. Avec, en vedette, quelques héros positifs du monde soignant, et hélas, des clowns maléfiques, dont le modèle indépassable reste Donald Trump, ses bravades, ses mensonges, son égoïsme, son besoin de se défausser, son avidité, ses (...)

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  • Formes de la violence Chronique d’un printemps 36

    Paris, dimanche 19 avril 2020
    J’ai fini Le Premier homme. La description, à la fois minutieuse et sans ordre, de la ville d’Alger, rend présente l’alternance de la chaleur - écrasante - et de la pluie - plus rare mais diluvienne -, qui baigne un monde de la pauvreté, de l’effort, de la difficulté et de l’énergie quotidiennes. Les saveurs, les parfums bons et mauvais, la couleur, les sonorité, la tension, les violences sourdes ou physiques d’un monde qui survit comme une île entre deux mondes, Arabes (...)

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  • Avant-goût Chronique d’un printemps, 37

    Paris, lundi 20 avril 2020
    Ce matin, sur France-Inter, une nouvelle m’a agacée : on évoquait une start-up culturelle, qui, de manière expresse, dans un format de 20 minutes, se proposait de raconter une œuvre du monde classique, roman, pièce de théâtre, film, et se flattait ainsi de donner envie de lire ou voir en entier la chose en question.
    J’ai peur que cela ne serve qu’à se faire une petite teinture, bien éloignée du plaisir de tomber dans la longueur propre de chaque œuvre, le temps, matière, (...)

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  • Quelle question ! Chronique d’un printemps, 38

    Paris, mardi 21 avril 2020
    Pluie de sms et de mails, en provenance des médecins et des centres médicaux, relayant les conseils du Ministère des solidarités et de la santé, nous priant de nous surveiller, il n’y a pas que le coronavirus. Penser à prendre des rendez-vous, pour nos pathologies ordinaires. Ce que j’ai fait en partie hier. Le début du déconfinement sera occupé par une série de visites de contrôle, habituelles, mais qui avaient été annulées en début de l’épidémie. Amusant ? Non. Utile ? (...)

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