Jonas Kaufmann

4 articles

  • Rattrapage express

    Ma « rentrée » parisienne en trente lignes. Avec retard. Juste quelques éclats, histoire de reprendre un peu la main avant de foncer dans le dur du Festival d’Automne.
    De la musique surtout. Les plaisirs de septembre, à la Philharmonnie ; comment dire Andris Nelsons arrivant presque en courant, si jeune, heureux, dynamique, à la tête du Boston Symphony Orchestra, pour bisser la dernière partie, enthousiasmante, de la splendide symphonie n°10 de Chostakovitch ; la surprise de trouver un petit motif (...)

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  • La Damnation de Faust Opéra de Paris Bastille 2015

    J’ai mis environ un quart d’heure à entrer dans la mise en scène d’Alvis Hermanis, dont j’avais lu qu’elle était controversée, le temps de comprendre comment Faust, ici, n’était plus traité comme une légende de la Renaissance, immortalisé par Goethe, mais comme l’histoire de notre temps : ici, l’affaire est mondialisée, Faust, c’est l’humanité tout entière, dans ses aspirations, ses désirs, ses folies, ses regrets, ses lâchetés, et l’entraînement irrémédiable du temps qu’il s’efforce de dominer, qui n’offre (...)

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  • Lohengrin, Richard Wagner Opéra de Paris, 2017

    Attention : Cette chronique porte ici une date volontairement fausse ; elle a été écrite, en réalité, le 26 janvier 2017. Je l’ai déplacée pour donner de l’unité au « biopic » que j’ai par la suite réalisé à propos de Victor Puiseux.
    Créé à Weimar en 1858, sous la direction de Franz Liszt, et sans la présence de l’auteur, qui était banni pour ses idées politiques jugées révolutionnaires, Lohengrin, opéra en trois actes, est à la fois romantique et touchant, et, musicalement, il est une étape marquante de (...)

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  • Verdi, Don Carlos, dans la version originale de 1867. Opéra Bastille, dimanche 22 octobre 2017

    Pourquoi serais‑je indiscret quand mon silence ne peut lui causer de douleur, qu’il lui en épargne peut-être ? Pourquoi le réveiller afin de lui montrer le nuage orageux suspendu sur sa tête ?
    Le marquis de Posa, Don Carlos, Schiller, Acte IV, Scène 6
    Oui, j’ai vu LE Don Carlos dont parle toute la presse. Oui, comme tout le monde, j’ai été enchantée par la beauté indiscutable des voix. Pendant plusieurs jours - et encore maintenant -, j’ai été très impressionnée et travaillée par ce que j’ai vu (...)

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