Roman Polanski

6 articles

  • Rétrospective Polanski Les folies d’une censure galopante

    Je suis très choquée de la pétition lancée par un collectif de féministes contre la rétrospective Polanski à la cinémathèque. Si des actes privés de Polanski sont choquants, les signataires de cette pétition n’ont aucun droit, à s’ériger en juges culturels et à interdire que l’on montre des films très remarquables : chacun peut juger s’il a envie ou non de les voir. Ras-le-bol de la censure, féministe ou autre.
    Depuis quand demande-t-on un certificat de bonne vie et mœurs pour voir, pour entendre, pour lire (...)

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  • La terreur et le cinéma Censure sauvage de « J’accuse »

    Honteuse manifestation hier soir, d’une petite foule « féministe » (?) devant le Champo qui avait programmé, le 12 novembre, une avant-première de J’accuse , le dernier film de Roman Polanski. Une petite foule qui a réussi à faire annuler la projection. Je suis désolée de dire à ces personnes que leur attitude pue.
    Ça pue la censure.
    On laisse les spectateurs voir. Après, on peut parler.
    On ne gueule pas « avant », on n’empêche pas un film de sortir. Point.
    Je suis trop inquiète, trop scandalisée, ce (...)

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  • « J’accuse », un film de Roman Polanski, 2019 1. Le film

    Un film sérieux, beau et triste
    J’ai tenu un séminaire d’analyse de film pendant plus de vingt ans (1978-2001), j’en rappelle le B.A, BA : on ne parle pas d’un film sans l’avoir vu. Aussi, après mon récent écœurementdevant les menéers féministes au Champo pour empêcher la projection, je suis allée voir J’accuse, malgré une pluie battante et froide sous laquelle il fallait patauger entre Edgar-Quinet et Les Sept Parnassiens. Aujourd’hui, je parle du film, Lion d’Argent à Venise. Dans la chronique (...)

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  • « J’accuse », un film de Roman Polanski, 2019 2. Affaire sur affaire : où je me situe

    Une fois encore, mon cher Alfred, c’est mal barré
    Un gros champignon atomique à propos de J’accuse envahit les radios, journaux et télés. Bref, on a totalement détourné et baillonné le film. On a ressorti l’affaire Polanski et on tourne vivement la sauce, vieille de plus de quarante ans, avec le concours des féministes et des membres du gouvernement, hélas, qui feraient nettement mieux de se taire (Schiappa, Riester).
    Devant la déferlante, j’ai intérêt à écrire en vitesse, sinon, grenouille coassant (...)

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  • « J’accuse », un film de Roman Polanski, 2019 3. L’homme et l’œuvre, un très faux problème

    Tournant dangereux
    Je commence à en avoir marre de ce faux problème de « L’homme et l’œuvre », qu’on sort partout en ce moment et qui, avec un faux air intellectuel, sert de gourdin pour assommer J’accuse.
    Quand j’ai mis sur pied mon séminaire d’analyse de film en 1978, le problème de l’homme et l’œuvre si bien brandi dans la nouvelle affaire Polanski n’existait tout simplement pas : la sémiotique et le structuralisme dominaient absolument depuis les années Cinquante et suivantes, la vie privée de l’auteur (...)

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  • La terreur et le cinéma (suite)

    Je soutiens Polanski et l’équipe de J’accuse, je renvoie à mes articles précédents. Comme eux, je boycotte absolument la cérémonie des Césars et je trouve honteux les chasseurs qui courent après Polanski. On verra demain les décisions prises. En attendant, le ministre de la culture continue d’être lamentable.

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