Violence

21 articles

  • Hiroshima

    J’écoutais paresseusement France Culture,« La grande table d’été », et soudain, j’entends une nouvelle, une vraie nouvelle, de celle qui vous fait bondit du canapé. Qui vous redessine un avenir proche : le mercredi 16 août est la date de sortie du film que Jean-Gabriel Périot vient de terminer sur Hiroshima.
    Le 72e anniversaire des bombardements (Hiroshima, 6 août, et Nagasaki, 9 août 1945) ayant été certes présent dans les médias et à la télévision, mais discret, je me trouvais assez seule, avec (...)

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  • Au revoir là-haut Un film d’Albert Dupontel

    Au revoir là-haut est la meilleure dénonciation que j’aie jamais vue de la guerre et des bouleversements qu’elle suscite. Toutes les puissances qui y prennent part, finances, pouvoir, violence, y sont vivement éclairées.
    Le film se déroule entre la dernière des atroces tueries, le 9 novembre 1918, et les années folles qui suivent l’armistice, le retour à l’arrière et la difficile reprise de la vie civile dans un monde en pleine mutation. Les intérêts des grandes fortunes et des industries (...)

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  • Argent amer Un film de Wang Bing, 2016

    Wang Bing, comme à son habitude, et comme tous les très grands documentaristes, ne fait pas un film : il permet au spectateur de sortir de son fauteuil de cinéma, et même carrément de Paris, pour se promener à sa suite, des heures, des jours, des saisons durant, entre 2014 et 2016, à Zhili, près de Huzhou, une ville chinoise au sud de Shanghai, qui regorge de petits ateliers de confection en sous-traitance. Il s’explique fort bien dans un interview donné à Libération (21/11/2017) sur sa manière de (...)

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  • La vengeance se mange brûlante Elektra (1909), Richard Strauss, Philharmonie de Paris

    Vendredi 15 décembre : la Philharmonie est pleine comme un œuf, le public enserre l’Orchestre Philharmonique de Radio France qui lui-même, étant donné le nombre des musiciens et la diversité des pupitres, remplit entièrement le plateau dans un harmonieux demi-cercle disposé sur plusieurs rangs, chaleur brillante des cuivres et éclat argenté des instruments, chaleur des bois, minceur des cordes, majesté des harpes, des percussions et tambours. J’ai pris cette photo en vitesse avant l’entrée du chef, (...)

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  • Un « joli mai » en 1967 Week-end, Jean-Luc Godard, 1967

    Après un mois de mai peuplé de « ponts » et de grattage de lyre sur 1968, il était bien d’aller voir Week-end : le cinéma Les Écoles a eu la bonne idée de programmer ce film tourné en 1967 par Jean-Luc Godard, dont j’avais gardé une idée assez confuse, et dont les souvenirs des uns et des autres semblaient se résumer à un long embouteillage, placé plutôt au début du film, même s’il y en a des rappels vers la fin.
    Moi, ce que je me rappelais, c’était une sorte de campement dépenaillé dans la campagne, où les (...)

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  • Virgile, Homère, et autres histoires de migrants...

    Vite, vite, il faut relire les classiques, - Virgile, l’Enéide, Homère, l’Odyssée -, avant qu’ils soient interdits pour complicité avec les migrants, dont ils racontent l’histoire, mieux, dont ils vantent l’histoire.
    Car ces belles épopées de gens qui fuient les guerres, les pièges et les violences, de gens dont les bateaux errent en Méditerranée, ne sont rien d’autres que des histoires de migrants.
    Prenez Enée, voilà un homme qui fuit son pays ravagé (Troie, en actuelle Turquie) avec le reste de sa (...)

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